Samedi 10 octobre, des cortèges de cyclistes opposés à l’A412 sont partis notamment de Thonon-les-Bains, Annecy, Genève, Annemasse et La Roche-sur-Foron pour converger vers Bons-en-Chablais, rapporte France 3. Les associations organisatrices demandent « une mobilité durable dans le Chablais ».
Vendredi 9 octobre, la zone à défendre de Mésinges, à Allinges, a été évacuée et en grande partie détruite, rapporte France 3. Deux personnes ont été interpellées. L’ancien jardin exproprié, avec ses serres et ses arbres fruitiers, laisse place aux engins.
Le 7 octobre, la Ville de Genève demande l’arrêt immédiat du chantier de l’A412, avec les communes de Choulex, Presinge, Gy, Puplinge, Vandœuvres et Lancy. Elle juge insuffisantes les mesures prévues pour l’environnement et relève des travaux antérieurs à l’autorisation.
Selon une tribune du collectif Stop A412 publiée par Le Courrier, des arbres ont été abattus le 7 octobre à moins de 5 mètres des opposants perchés en forêt de Planbois, à Bons-en-Chablais. Le collectif parle de « mise en danger délibérée ».
Lundi 5 octobre, une partie de la zad de Mésinges, à Allinges, a été évacuée par les gendarmes. La pelleteuse du chantier a détruit un chalet de bois occupé et une haie de conifères a été abattue. Plusieurs militants ont été interpellés, selon Reporterre.
Selon 20 minutes (Suisse), plusieurs « écureuils » humains se sont installés samedi 3 octobre dans des arbres du tracé. Le même jour, quelque 150 personnes ont manifesté à Thonon-les-Bains, selon Le Dauphiné libéré.
Perchés à une dizaine de mètres de haut, trois militants occupent des arbres du tracé à Bons-en-Chablais, rapporte France 3 Alpes le 4 octobre. La veille, l’ACPAT appelait à venir en forêt de Planbois.
Filmé depuis son hamac, un grimpeur du Groupe national de surveillance des arbres raconte une nuit dans la forêt occupée : rapaces, pics, barrages de castors et une zone humide.
Dans une vidéo publiée le 3 octobre, le fondateur du Groupe national de surveillance des arbres annonce que des grimpeurs occupent des arbres du tracé, « le site des castors », et s’étonne qu’on autorise la destruction d’habitats d’espèces protégées.
Selon Reporterre, le tracé touche une trentaine de fermes, notamment des producteurs de lait de l’AOP reblochon de Savoie. Pour certaines, l’expropriation met à mal leur activité.
Le média Off Investigation enquête sur ce que l’A412 apporterait à l’usine Evian de Danone. Danone répond que le projet ne présente pas d’enjeu pour elle ; des documents internes consultés par le média décrivent une usine qui expédie davantage par la route que ce que dit le groupe.
Cinq abatteuses selon FNE Haute-Savoie, six selon le journal de France 2 : le déboisement avance vite. FNE estimait le 22 septembre que 15 hectares de forêt avaient déjà été abattus, et plus de 30 le 2 octobre.