Espèces protégées : avis défavorable du Conseil national de la protection de la nature
Le Conseil national de la protection de la nature conteste la « raison impérative d’intérêt public majeur » et juge les mesures de compensation insuffisantes.
Le 26 février 2026, le Conseil national de la protection de la nature a rendu un avis défavorable sur la demande de dérogation à la protection des espèces. Il conteste que le projet réponde à une raison impérative d’intérêt public majeur. Le dossier d’AMEDEA calcule une dette écologique de 156,4 hectares et 2,84 km de haies, et prévoit 328 hectares à compenser, dont 145 de zones humides. Pour le CNPN, ce calcul « repose sur des impacts résiduels sous-estimés » : il faudrait donc compenser davantage. Il relève aussi qu’« Aucun bilan carbone du projet n’est fourni au dossier », et que le Léman Express relie déjà Thonon-les-Bains à Genève « plus rapidement qu’en voiture aux heures de pointe ».
Cet avis est consultatif. Le dossier « Eau et biodiversité » en donne le détail.